Dans le CAC 40, le patriarcat se fissure

Dans un univers encore très masculin, les instances de direction des grandes entreprises françaises se féminisent peu à peu.

11/02/2020

Sonnez marteaux-piqueurs, jouez fraiseuses ! Depuis mercredi 15 janvier, et pour la première fois de son histoire, Vinci compte une femme à son comité exécutif (le « comex »). Selon nos informations, le groupe de construction et de concessions employant 211 000 collaborateurs a recruté chez L’Oréal sa nouvelle directrice des ressources humaines (DRH), Jocelyne Vassoille, ancienne pilote de ligne.

Vinci était l’un des cinq irréductibles du CAC 40 (avec ArcelorMittal, Bouygues, STMicroelectronics et Vivendi), à n’accueillir que des costumes cravates dans son premier cercle de pouvoir. Mais elle n’est pas la seule multinationale française à féminiser ses instances de direction.

En 2019, Total, Hermès, Airbus ou Axa ont multiplié par deux le nombre de représentantes du « sexe faible » dans leur saint des saints : autrement formulé, il est passé de 1 à 2.